Capítulo 1 de 54
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IX. Une prophétie accomplie. — Critique du césaro-papisme. 67
X. Projet d’une quasi-papauté à Constantinople ou à Jérusalem. 77
I. La pierre de l’Église. 87
II. La primauté de saint Pierre, comme institution permanente. Les trois pierres de la chrétienté. 98
III. « Pierre » et « Satan ». 109
IV. L’Église, comme société universelle. Le principe de l’amour. 113
V. Les clefs du Royaume. 121
VI. Le gouvernement de l’Église universelle. — Centre d’unité. 125
VII. Les monarchies de Daniel. Roma et Amor. 134
VIII. Le Fils de l’Homme et la Pierre. 144
IX. Mgr Philarète, de Moscou; saint Jean Chrysostome, David Strauss et M. de Pressensé, sur la primauté de Pierre. 148
X. L’apôtre Pierre et la papauté. 156
XI. Le pape saint Léon le Grand, sur la primauté. 166
XII. Saint Léon le Grand, sur le pouvoir papal. 171
XIII. Les idées du pape saint Léon approuvées par les Pères grecs. — Le « brigandage » d’Ephèse. 181
XIV. Le concile de Chalcédoine. — Conclusion du second livre. 194
I. La Trinité divine rationnellement déduite de l’idée de l’être. 203
II. Les trois hypostases divines; sens propre de leurs noms. 214
III. L’essence divine et sa triple manifestation. 222
IV. L’âme du monde. Principe de la création, de l’espace, du temps et de la causalité mécanique. 229
V. Le monde supérieur. La liberté des purs esprits. 240
VI. Les trois degrés principaux du processus cosmogonique. 248
VII. Triple incarnation de la Sagesse divine. 256
VIII. L’Homme-Messie. Le chaos humain. Éléments primitifs de la société trinitaire. 265
IX. Préparation messianique chez les Hindous, les Grecs et les Hébreux. 281
X. Souveraineté absolue du Christ. — Trinité sociale. Sacerdoce et paternité. 297
XI. Royauté et filiation. — Prophétisme. — Les trois sacrements des droits de l’homme. 314
XII. Les quatre sacrements des devoirs de l’homme. 330
Il y a cent ans, la France, — cette avant-garde de l’humanité — a voulu inaugurer une époque nouvelle de l’histoire en proclamant les droits de l’homme. Il est vrai que le Christianisme avait déjà, bien des siècles auparavant, conféré aux hommes le droit et le pouvoir de devenir fils de Dieu — ἔδωκεν αὐτοῖς ἐξουσίαν τέκνα Θεοῦ γενέσθαι (Ev. Joh., I, 12). Mais, dans la vie sociale de la chrétienté, ce pouvoir souverain de l’homme était à peu près oublié; et la nouvelle proclamation française n’était pas du tout superflue. Je ne parle pas des abus de fait, mais des principes reconnus par la conscience publique, exprimés par des lois, réalisés dans les institutions. C’était par une institution légale que l’Amérique chrétienne privait les nègres chrétiens de toute dignité humaine et les livrait sans merci à la tyrannie de leurs maîtres, qui — eux aussi — professaient la religion chrétienne. C’était une loi qui, dans la pieuse Angleterre, vouait au gibet tout homme qui, pour ne pas mourir de faim, volerait des vivres à son riche voisin. C’était enfin une loi et une institution qui, en Pologne et dans la « sainte » Russie, permettaient au seigneur de vendre ses serfs comme du bétail[1]. Je n’ai pas la présomption de juger les affaires particulières de la France ni de décider si la Révolution — comme des écrivains distingués et plus compétents que moi l’affirment — a fait plus de mal que de bien à ce pays[2]. Mais il ne faut pas oublier que, si chaque nation historique travaille plus ou moins pour le monde entier, la France a surtout le privilège d’une action universelle dans le domaine politique et social.
Si le mouvement révolutionnaire a détruit beaucoup de choses qui devaient être détruites; s’il a emporté et pour toujours mainte iniquité, il a misérablement échoué en essayant de créer un ordre social fondé sur la justice. La justice n’est que l’expression pratique, l’application de la vérité; — et le point de départ du mouvement révolutionnaire était faux. L’affirmation des droits de l’homme, pour devenir un principe positif d’instauration sociale, demandait avant tout une idée vraie sur l’homme. Celle des révolutionnaires est connue: ils ne voyaient et ne comprenaient dans l’homme que l’individualité abstraite, un être de raison dépouillé de tout contenu positif.
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