Capítulo 11 de 57
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124. En affligeant les créatures, j’ai affligé tous les Grands Miséricordieux; je confesse aujourd’hui ce péché, afin que les Buddhas qu’il a blessés me le pardonnent.
125. Dès aujourd’hui, pour complaire aux Buddhas, de toute mon âme je me fais le serviteur du monde. Que la foule des hommes mette le pied sur ma tête ou me tue, et que le Protecteur du monde soit satisfait!
126. Le monde entier, les Compatissants l’ont adopté comme leur moi; cela n’est pas douteux. Par là, ce sont les Protecteurs eux-mêmes qui apparaissent sous la forme des créatures; comment oserait-on leur manquer de respect?
127. Servir les créatures, c’est servir les Buddhas, c’est réaliser ma fin, c’est éliminer la douleur du monde: c’est donc le vœu auquel je m’oblige.
128-130. De même qu’un homme du roi, à lui seul, brutalise la foule, qui, prudente, n’ose pas résister, parce qu’il n’est pas isolé, mais que sa force est la force du roi; de même, qu’on ne se venge pas d’un adversaire, car sa force, ce sont les gardiens des enfers et les Compatissants. Donc qu’on serve les créatures, comme un sujet sert un roi irascible.
131-132. La colère d’un roi a-t-elle des châtiments comparables aux supplices de l’enfer que nous infligera le déplaisir des créatures? La faveur d’un roi a-t-elle des récompenses comparables à l’état de Buddha que nous vaudra le contentement des créatures?
133-134. Sans parler de la condition future de Buddha, qui résulte du service des êtres, ne vois-tu pas que, dans le cycle de nos existences terrestres, la patience nous procure tous les biens: bonheur, gloire, bien-être, charme, santé, joie, longévité, et les larges jouissances d’un souverain du monde?
45. Elles peuvent servir à exercer la patience.
46. Les mondes du Désir, de la Forme et de l’absence de forme.
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