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The ConsciousLibrary

Capítulo 13 de 143

CHAPITRE IX.

Sur le devoir de bien gouverner un État, en mettant le bon ordre dans sa famille.

1. Les expressions du texte, pour bien gouverner un royaume, il est nécessaire de s'attacher auparavant à mettre le bon ordre dans sa famille, peuvent s'expliquer ainsi: Il est impossible qu'un homme qui ne peut pas instruire sa propre famille puisse instruire les hommes. C'est pourquoi le fils de prince[15], sans sortir de sa famille, se perfectionne dans l'art d'instruire et de gouverner un royaume. La piété filiale est le principe qui le dirige dans ses rapports avec le souverain; la déférence est le principe qui le dirige dans ses rapports avec ceux qui sont plus âgés que lui; la bienveillance la plus tendre est le principe qui le dirige dans ses rapports avec la multitude[16].

2. Le Khang-kao dit: Il est comme une mère qui embrasse tendrement son nouveau-né[17]. Elle s'efforce de toute son âme à prévenir ses désirs naissants; si elle ne les devine pas entièrement, elle ne se méprend pas beaucoup sur l'objet de ses vœux. Il n'est pas dans la nature qu'une mère apprenne à nourrir un enfant pour se marier ensuite.

3. Une seule famille ayant de l'humanité et de la charité suffira pour faire naître dans la nation ces mêmes vertus de charité et d'humanité; une seule famille ayant de la politesse et de la condescendance suffira pour rendre une nation condescendante et polie; un seul homme, le prince[18], étant avare et cupide, suffira pour causer du désordre dans une nation. Tel est le principe ou le mobile de ces vertus et de ces vices. C'est ce que dit le proverbe: Un mot perd l'affaire; un homme détermine le sort d'un empire.

4. Yao et Chun gouvernèrent l'empire avec humanité, et le peuple les imita. Kie et Tcheou[19] gouvernèrent l'empire avec cruauté, et le peuple les imita. Ce que ces derniers ordonnaient était contraire à ce qu'ils aimaient, et le peuple ne s'y soumit pas. C'est pour cette raison que le prince doit lui-même pratiquer toutes les vertus, et ensuite engager les autres hommes à les pratiquer. S'il ne les possède pas et ne les pratique pas lui-même, il ne doit pas les exiger des autres hommes. Que n'ayant rien de bon, rien de vertueux dans le cœur, on puisse être capable de commander aux hommes ce qui est bon et vertueux, cela est impossible et contraire à la nature des choses.

5. C'est pourquoi le bon gouvernement d'un royaume consiste dans l'obligation préalable de mettre le bon ordre dans sa famille.

6. Le Livre des Vers dit:

«Que le pêcher est beau et ravissant! Que son feuillage est fleuri et abondant! Telle une jeune fiancée se rendant à la demeure de son époux, Et se conduisant convenablement envers les personnes de sa famille!»

Conduisez-vous convenablement envers les personnes de votre famille, ensuite vous pourrez instruire et diriger une nation d'hommes.

7. Le Livre des Vers dit:

«Faites ce qui est convenable entre frères et sœurs de différents âges.»

Si vous faites ce qui est convenable entre frères de différents âges, alors vous pourrez instruire de leurs devoirs mutuels les frères aînés et les frères cadets d'un royaume[20].

8. Le Livre des Vers dit:

«Le prince dont la conduite est toujours pleine d'équité et de sagesse Verra les hommes des quatre parties du monde imiter sa droiture.»

Il remplit ses devoirs de père, de fils, de frère ainé et de frère cadet, et ensuite le peuple l'imite.

9. C'est ce qui est dit dans le texte: L'art de bien gouverner une nation consiste à mettre auparavant le bon ordre dans sa famille.

Voilà le neuvième chapitre du Commentaire. Il explique ce que l'on doit entendre par bien gouverner le royaume en mettant le bon ordre dans sa famille.

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CHAPITRE IX. · Los Cuatro Libros (Sishu) — Confucio · The Conscious Library