Chapter 14 of 19
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Ô Zéphyr! dis à cette charmante gazelle, le plus doucement possible: c’est toi qui es cause que nous errons sur les montagnes et dans les plaines[1].
Pourquoi celle dont les paroles sont si douces — puisse sa vie se prolonger — pourquoi ne s’informe-t-elle pas de ce pauvre perroquet qui aime tant le sucre?
Serait-ce la fierté que t’inspire ta beauté, ô rose, qui ne t’a point permis de t’informer de l’état du pauvre Rossignol au désespoir?
Je ne sais vraiment pas pourquoi ces belles à taille élancée, aux yeux noirs, au visage dont l’éclat rivalise avec celui de l’astre des nuits, éprouvent de l’éloignement pour toute liaison amoureuse.
Le seul défaut que l’on puisse relever dans ta ravissante beauté, c’est que les jolis visages sont d’ordinaire privés de ce grain de beauté qui est l’emblème de l’amour et de la fidélité[2].
Quand tu seras en compagnie de ton ami vidant joyeusement ta coupe, aie au moins un souvenir pour les pauvres amis qui n’ont que du vent dans la leur.
C’est avec la gentillesse, l’amabilité qu’on capture le cœur des hommes de goût; ce n’est pas avec un filet et des grains de froment qu’on prend l’oiseau intelligent.
Quoi de surprenant à ce que, entendant les vers de Hafiz, le Zohré, dans le ciel, transporté de joie et d’allégresse, excite à la danse même les enfants de Jésus[3]!
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