Chapter 13 of 19
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D’un côté le temps de la jeunesse, d’un autre les jardins fleuris. Les roses semblent donner cette bonne nouvelle au rossignol mélodieux.
Ô Zéphyr, si tu viens à passer près des jeunes plantes de la prairie, présente mes respects au cyprès, aux roses, aux basilics.
Ô toi qui si coquettement formes de tes cheveux ambrés de ravissantes boucles qui encadrent ton visage, oh! ne martyrise pas ainsi mon cœur, mon cœur déjà si profondément plongé dans le vertige.
J’ai bien peur qu’un jour ceux qui se moquent si ouvertement des buveurs ne finissent eux-mêmes par porter en offrande toute leur dévotion à la taverne.
Sois l’ami de ceux qui aiment Dieu; car, dans l’arche de Noé, il était une terre qui n’eut rien à voir avec le déluge universel[1].
Va-t-en, sors de ce monde et ne sollicite pas de lui un morceau de pain, car ce mauvais hôte finit toujours par tuer ses convives[2].
Oh! si c’est avec ce charme que la servante du cabaret remplit son office, je veux désormais que mes sourcils servent de balai au seuil de la taverne.
Chacun ici-bas aura pour couchette deux poignées de terre. Dis donc aux riches: quel besoin avez-vous d’élever jusqu’aux nues les murs de vos palais?
Je ne sais vraiment pas ce que tu veux faire avec ta chevelure, car tu mets en désordre tes boucles qui embaument le musc[3].
Oh! ma lune de Chanaan[4], le trône d’Égypte est désormais ta propriété, le temps est donc venu pour toi de dire adieu à la prison[5].
Ô Hafiz, bois du vin, sois insouciant, sois joyeux, mais ne fais pas, comme les autres, du Koran un objet de ruse et d’hypocrisie[6].
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