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The ConsciousLibrary

Chapter 10 of 19

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Oh! viens, Soufi, viens, le cristal de la coupe est diaphane, viens admirer la couleur de rubis[1] du vin qu’elle contient.

L’Unka[2] ne deviendra jamais la proie de personne, emporte tes filets, car, vois-tu, dans cette voie, le filet[3] ne peut servir qu’à recevoir le vent.

Dans ce banquet de plaisirs[4], vide une ou deux coupes et va-t-en. Je veux dire: ne prétends pas à la présence constante de ta mie[5].

Profite du présent pour te réjouir, ô ami, car Adam lui-même a renoncé au Paradis dès que ses provisions furent épuisées.

Les mystères qui nous sont cachés derrière le rideau, demandes en l’explication aux buveurs pris de vin; car, vois-tu, cette faculté n’a pas été donnée aux seigneurs dévots du clergé.

Oh! mon pauvre cœur, le temps de ta jeunesse est passé sans que tu aies pu cueillir une fleur dans le jardin de la vie. N’essaye donc pas aujourd’hui de faire d’un grand renom, d’une réputation sage un ornement pour tes blancs cheveux[6].

Hafiz est l’esclave de la coupe de Djem. Ô Zéphyr, va-t-en et, de ma part, présente mes hommages au cheikh de Djam[7].

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4 · Divan: ghazals — Hafez · The Conscious Library