Chapter 119 of 143
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24. MENG-TSEU dit: Lorsque KHOUNG-TSEU gravissait la montagne Toung-chan, le royaume de Lou lui paraissait bien petit; lorsqu'il gravissait la montagne Taï-chan[21], l'empire lui-même lui paraissait bien petit.
C'est ainsi que, pour celui qui a vu les mers, les eaux des rivières et même des fleuves peuvent à peine être considérées comme des eaux; et pour celui qui a passé par la porte des saints hommes [qui a été à leur école], les paroles ou les instructions des autres hommes peuvent à peine être considérées comme des instructions.
Il y a un art de considérer les eaux: on doit les observer dans leurs courants et lorsqu'elles s'échappent de leur source. Quand le soleil et la lune brillent de tout leur éclat, leurs reflets les font scintiller dans leurs profondes cavités.
L'eau courante est un élément de telle nature, que si on ne la dirige pas vers les fossés ou les réservoirs [dans lesquels on veut la conduire], elle ne s'y écoule pas. Il en est de même de la volonté de l'homme supérieur appliquée à la pratique de la droite raison: s'il ne lui donne pas son complet développement, il n'arrivera pas au suprême degré de sainteté.
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