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The ConsciousLibrary

Chapter 13 of 23

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Toutes les choses du monde sont nées de l’être; l’être est né du non-être.

Quand les lettrés supérieurs ont entendu parler du Tao, ils le pratiquent avec zèle.

Quand les lettrés du second ordre ont entendu parler du Tao, tantôt ils le conservent, tantôt ils le perdent.

Quand les lettrés inférieurs ont entendu parler du Tao, imi ils le tournent en dérision. S’ils ne le tournaient pas en dérision, il ne mériterait pas le nom de Tao.

C’est pourquoi les anciens disaient:

Celui qui à l’intelligence du Tao paraît enveloppé de ténèbres.

Celui qui est avancé dans le Tao ressemble à un homme arriéré.

Celui qui est à la hauteur du Tao ressemble à un homme vulgaire.

L’homme d’une vertu supérieure est comme une vallée.

L’homme d’une grande pureté est comme couvert d’opprobre.

L’homme d’un mérite immense paraît frappé d’incapacité.

L’homme d’une vertu solide semble dénué d’activité.

Lihomme simple et vrai semble vil et dégradé.

C’est un grand carré dont on ne voit pas les angles; un grand vase qui semble loin d’être achevé; une grande voix dont le son est imperceptible; une grande image dont on n’aperçoit point la forme!

Le Tao se cache et personne ne peut le nommer.

Il sait prêter (secours aux êtres) et les conduire à la perfection.

Le Tao a produit un; un a produit deux; deux a produit trois; trois a produit tous les êtres.

Tous les êtres fuient le calme et cherchent le mouvement.

Un souffle immatériel forme l’harmonie.

Ce que les hommes détestent, c’est d’être orphelins, imparfaits, dénués de vertu, et cependant les rois s'appellent ainsi eux-mêmes.

C’est pourquoi, parmi les êtres, les uns s’augmentent en se diminuant; les autres se diminuent en s’augmentant.

Ce que les hommes enseignent, je l’enseigne aussi.

Les hommes violents et inflexibles n’obtiennent point une mort naturelle.

Je veux prendre leur exemple pour la base de mes instructions.

Les choses les plus molles du monde subjuguent les choses les plus dures du monde.

Le non-être traverse les choses impénétrables. C’est par là que je sais que le non-agir est utile.

Dans l’univers, il y a bien peu d’hommes qui sachent instruire sans parler et tirer profit du non-agir.

Qu’est-ce qui nous touche de plus près, de notre gloire ou de notre personne?

Qu’est-ce qui nous est le plus précieux, de notre personne ou de nos richesses?

Quel est le plus grand malheur, de les acquérir ou de les perdre?

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· 13 · Daodejing (Tao Te Ching). The Book of the Way and its Virtue — Laozi · The Conscious Library