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The ConsciousLibrary

Chapter 92 of 143

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13. Comme le prince de Lou désirait que Lo-tching-tseu (disciple de MENG-TSEU) prît en main toute l'administration du royaume, MENG-TSEU dit: Moi, depuis que j'ai appris cette nouvelle, je n'en dors pas de joie.

Koung-sun-tcheou dit: Lo-tching-tseu a-t-il de l'énergie?

MENG-TSEU dit: Aucunement.

—A-t-il de la prudence et un esprit apte à combiner de grands desseins?

—Aucunement.

—A-t-il beaucoup étudié, et ses connaissances sont-elles étendues?

—Aucunement.

—S'il en est ainsi, pourquoi ne dormez-vous pas de joie?

—Parce que c'est un homme qui aime le bien.

—Aimer le bien suffit-il?

—Aimer le bien, c'est plus qu'il ne faut pour gouverner l'empire; à plus forte raison pour gouverner le royaume de Lou!

Si celui qui est préposé à l'administration d'un État aime le bien, alors les hommes de bien qui habitent entre les quatre mers regarderont comme une tâche légère de parcourir mille li pour venir lui conseiller le bien.

Mais s'il n'aime pas le bien, alors les hommes se prendront à dire: «C'est un homme suffisant qui répète [à chaque avis qu'on lui donne]: Je sais déjà cela depuis longtemps.» Ce ton et cet air suffisant repoussent les bons conseillers au delà de mille li. Si les lettrés [ou les hommes de bien en général][23] se retirent au delà de mille li, alors les calomniateurs, les adulateurs, les flatteurs[24] [les courtisans de toutes sortes] arrivent en foule. Si, se trouvant continuellement avec des flatteurs, des adulateurs et des calomniateurs, il veut bien gouverner, comment le pourra-t-il?

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13 · The Four Books (Sishu) — Confucius · The Conscious Library